Voici Quinta et Bunbun : plus de 70 mots, et ce n’est pas fini

Voici Quinta et Bunbun : plus de 70 mots, et ce n’est pas fini

Q. Qui est votre apprenant ?

Bunbun est un border collie de 3 ans, et nous l’avons depuis qu’il a 8 semaines.

Q. Combien de temps lui a-t-il fallu pour appuyer sur son premier bouton ?

Avant même d’avoir des boutons, il connaissait déjà la consigne « touch » (toucher) ; il a donc touché son premier bouton presque immédiatement quand je le lui ai demandé. Mais s’il s’agit d’un appui spontané, quand je ne le regardais pas, c’était dès le premier jour, quand il a appuyé sur « play » (jouer).

Q. Qu’est-ce que les boutons vous ont appris sur votre apprenant que vous n’auriez pas su sans eux ?

Beaucoup trop de choses, mais pour n’en citer que quelques-unes :

1. Il écoute en permanence. J’ai séparé la langue que je lui enseigne de celle de nos conversations quotidiennes à la maison, pour qu’elles ne le fassent pas réagir par accident et ne sèment pas la confusion.

2. Il comprend bel et bien le passé et le futur.

3. Il a sa propre compréhension de chaque mot, et il les utilise parfois de façon très créative. Je suis sûre que ce n’est pas de la surinterprétation, car j’ai constaté une logique claire dans sa façon d’utiliser ses mots.

4. Bunbun a plus de 70 boutons, mais il en utilise rarement quelques-uns. J’ai toujours pensé qu’il n’en comprenait pas tout à fait le sens, ou que je ne l’avais pas assez entraîné, jusqu’au jour où, dans des circonstances bien précises, il a vraiment utilisé ce mot.

Q. Que faites-vous pour que les boutons restent une expérience stimulante et positive pour Bunbun au fil du temps ?

La plupart des boutons que nous utilisons sont des mots qui comptent pour Bunbun et qui reviennent souvent dans notre quotidien. Je fais attention à la fréquence à laquelle il utilise chaque bouton ; cela m’aide à choisir les mots à introduire ensuite. Personnellement, j’évite d’ajouter des expressions inutiles ou trop complexes, car je pense que beaucoup d’idées peuvent s’exprimer clairement avec des mots plus simples. S’il commence à se désintéresser d’un mot, je n’insiste pas. Soit je trouve une nouvelle façon de l’utiliser, soit j’introduis quelque chose de nouveau qui correspond mieux à ses centres d’intérêt du moment. Surtout, je garde nos séances détendues et joyeuses pour que les boutons restent un plaisir, et non une source de frustration.

Q. Quel est votre moment le plus drôle avec les boutons ?

Les deux moments les plus drôles, c’est quand Bunbun a dit « ouch » (aïe) à propos de son papa.

La première fois, mon mari s’est effondré sur le canapé en riant tellement il avait mal au dos. Nous étions tous les deux morts de rire, et Bunbun l’a regardé, puis a appuyé sur « look » (regarde) et « ouch », comme s’il me disait : « Regarde, papa a mal. » Ce n’est pas la seule fois qu’il signale que papa a mal, alors je crois qu’il prend les souffrances de papa très à cœur.

En fait, je lui avais modélisé le mot « ouch » en l’utilisant quand lui ou nous nous faisions mal. Donc, techniquement, il l’utilisait correctement… mais cette première fois ? Je riais bien trop pour me sentir une enseignante responsable.

Vous voulez des boutons comme ceux de BunBun ?

Il utilise les FluentPet Connect Buttons avec des HexTiles.

Découvrir les boutons de Bunbun

Q. Quel est votre moment le plus surprenant avec les boutons ?

Il y en a beaucoup trop, mais pour en choisir un des premiers : mon mari et moi parlons généralement mandarin à la maison, mais nous avons appris l’anglais à Bunbun, par souci de cohérence et pour faciliter la modélisation du langage.

Un soir, nous avions une conversation plutôt intime qui, cette fois-là, se déroulait en anglais, et Bunbun l’a comprise. Mon mari a dit « I need love » (j’ai besoin d’amour), et Bunbun est aussitôt allé appuyer sur « love you » (je t’aime). J’ai répondu « I do love you » (mais je t’aime), puis mon mari a dit « I want more » (j’en veux plus). Juste après, Bunbun a appuyé sur « more » (plus). Il répétait littéralement tout ce que disait papa, dans le bon ordre. Nous nous sommes regardés, l’air de dire… attends, quoi ?!

Q. Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans l’apprentissage des boutons ?

Bunbun utilise beaucoup ses boutons tout au long de la journée, et il est parfois difficile de saisir chaque appui au moment où il se produit. C’est pourquoi un kit de boutons Connect est d’une grande aide. Je veux tout prendre en compte, mais quand la vie s’emballe, répondre instantanément n’est pas toujours réaliste. J’essaie quand même, car chaque moment manqué ressemble à une occasion manquée de créer du lien.

Q. Comment décidez-vous du moment d’introduire un nouveau mot pour votre apprenant ?

J’ajoute un nouveau mot quand Bunbun semble vouloir dire quelque chose pour lequel il n’a pas encore de bouton. J’observe les schémas qui se dégagent de ce qu’il fait ou de ce à quoi il réagit, et je pars de là.

Q. Comment les boutons ont-ils changé votre relation avec votre apprenant ?

Je ne me suis jamais sentie aussi liée à un animal non humain. Les boutons m’ont fait me rendre compte de la profondeur avec laquelle Bunbun pense et ressent, et de son envie de créer du lien. Ce n’est plus seulement du dressage. Je le traite littéralement comme mon enfant. Nous avons de vraies conversations, nous nous disputons, nous plaisantons… c’est une relation fondée sur une compréhension mutuelle. Et honnêtement, c’est l’un des liens les plus forts que j’aie jamais eus.

Q. Quels conseils donneriez-vous à celles et ceux qui souhaitent apprendre à leurs apprenants à utiliser des boutons ?

L’âge ou la race n’ont pas d’importance. Avec du temps, de la patience et de l’amour, vous pouvez apprendre à n’importe quel chien à utiliser des boutons. Restez positif, modélisez souvent, et vous serez émerveillé par le lien qui se tisse

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